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Dernière mise à jour le · 7 min

Résumé de l’article
La micro-entreprise et l’entreprise individuelle permettent d’exercer en nom propre, mais avec des règles fiscales, sociales et comptables très différentes.
La micro-entreprise impose des plafonds de chiffre d’affaires et une gestion simplifiée avec abattement forfaitaire, contrairement à l’entreprise individuelle sans limite de CA et avec déduction des charges réelles.
Les deux statuts partagent le régime de travailleur non-salarié, l’affiliation à la SSI, une responsabilité limitée et la possibilité d’avoir une activité salariée en parallèle.
La micro-entreprise est adaptée aux débuts d’activité et aux faibles charges, tandis que l’entreprise individuelle est plus avantageuse lorsque les charges ou les investissements sont élevés.
Il est possible de passer d’un régime à l’autre selon le chiffre d’affaires ou sur option, sous conditions et démarches auprès de l’administration.
Vous souhaitez exercer en tant qu’indépendant sans créer de société ? La micro-entreprise ou l’entreprise individuelle peuvent être des solutions adaptées. Ces deux statuts, bien qu’ils présentent des similitudes, offrent des régimes fiscaux, sociaux et comptables très différents, qui peuvent fortement impacter la gestion quotidienne de votre activité ainsi que sa rentabilité.
Dans cet article, nous vous présentons les caractéristiques essentielles de chaque régime, leurs points communs, leurs différences et surtout les critères à prendre en compte pour faire le meilleur choix en fonction de votre situation personnelle et professionnelle.
L’entreprise individuelle (EI) est créée et détenue par une personne physique qui exerce son activité en son nom propre. Elle n’a pas de personnalité juridique distincte et elle est soumise au régime réel.
💡 À savoir : puisque ce n’est pas une société, il n’est pas nécessaire de constituer un capital social ni de rédiger des statuts pour exercer sous cette forme juridique.
La micro-entreprise (également connue sous le nom d’auto-entreprise) est quant à elle une entreprise individuelle soumise au régime micro-fiscal et micro-social. C’est-à-dire que sa fiscalité et le calcul de ses cotisations sociales sont simplifiés.
En fonction de son activité, le micro-entrepreneur est au régime micro-BIC ou au régime micro-BNC. Pour en bénéficier, son chiffre d’affaires (CA) ne doit pas dépasser certains seuils :
77 700 € pour les prestations de service
188 700 € pour les activités commerciales et d’hébergement
15 000 € pour les locations de meublé de tourisme non classé
Le principal point commun entre une entreprise individuelle et une micro-entreprise est leur statut juridique, mais on en retrouve d’autres :
Le micro-entrepreneur et l’entrepreneur individuel exercent en noms propres.
Ils sont tous les deux considérés comme des travailleurs non-salariés (TNS) et affiliés à la Sécurité sociale des indépendants (SSI).
Ils ont le même type de cotisations sociales.
Leur responsabilité est limitée, c’est-à-dire que leur patrimoine personnel est protégé.
Pour devenir auto-entrepreneurs ou entrepreneurs individuels, ils doivent procéder à leur immatriculation sur le site du guichet unique des formalités.
Ils peuvent tous les deux exercer en parallèle d’un emploi salarié.
Ils ont la possibilité d’être redevables de TVA, même sans franchir les seuils s’ils en font la demande.
Vous hésitez entre micro-entreprise ou entreprise individuelle classique pour vous lancer ? Il est important de prendre en compte les nombreuses divergences qui existent entre ces deux régimes. Voici un tableau comparatif :
Ces différences impactent directement la gestion que vous aurez de votre entreprise et vos obligations. Elles devraient vous aider à choisir entre créer une entreprise individuelle au régime réel ou au régime micro.
Vous n’arrivez toujours pas à savoir ce qui conviendrait le mieux en fonction de votre situation ? Découvrez ce que nous vous recommandons selon votre profil :
Vous n’avez que peu ou pas de dépenses professionnelles, vos charges sont faibles et vos revenus sont irréguliers… Dans ce cas, la micro-entreprise est conseillée, car elle est idéale pour débuter facilement, tester un marché ou exercer une activité secondaire !
Voici pourquoi c’est le meilleur choix :
formalités simples
comptabilité allégée
cotisations calculées uniquement sur vos encaissements, faibles si votre CA est bas
possibilité d’opter pour le versement libératoire
L’entreprise individuelle au régime réel n’a pas d’intérêt, car vos charges sont trop faibles pour profiter des déductions.
Votre activité est stable, vos charges sont modérées et vous avez besoin d’investissements ponctuels (matériel, logiciels…).
Ici, à vous de voir en fonction de vos charges s’il vaut mieux bénéficier de l’abattement forfaitaire en micro-entreprise ou déclarer vos charges réelles en EI. Pour faire simple : si vos charges réelles dépassent l’abattement du régime micro, il devient moins rentable.
Les abattements applicables sont les suivants :
71 % pour les activités de vente et d’hébergement
50 % pour les activités de prestations de service BIC
34 % pour les activités de prestations de service BNC et les activités libérales
Si vous obtenez un chiffre d’affaires d’un montant de 40 000 € en tant que professionnel libéral et que vos charges réelles s’élèvent à 16 000 €, alors elles représentent 40 % de votre CA et dépassent l’abattement dont vous bénéficiez. Le régime réel est plus avantageux dans ce cas pour réduire vos impôts.
Pour débuter dans certains domaines, vous pouvez être amené à investir beaucoup dès le départ. C’est le cas des métiers créatifs (vidéo, photo, musique), des e-commerces avec l’achat de stock, des métiers artisanaux qui exigent un outillage coûteux, etc.
Si c’est votre cas, il est probable qu’adopter le régime d’entreprise individuelle classique et être redevable de TVA dès le départ soit le meilleur choix. Vous pourrez ainsi :
récupérer la TVA sur tout votre matériel
amortir le matériel et réduire votre bénéfice imposable
Par exemple : un vidéaste achète 6 000 € de matériel. En micro, le coût est de 6 000 € TTC tandis qu’en EI, le coût lui revient à 5 000 € HT (les 20 % de TVA, soit 1 000 €, sont récupérables).
👉 En cas de doute, n’hésitez pas à vous faire accompagner pour la création de votre micro-entreprise ou entreprise individuelle.
Vous avez déjà créé votre micro-entreprise ou vous vous apprêtez à le faire et vous souhaitez savoir si vous pourrez passer au régime réel par la suite ? C’est tout à fait possible !
Il existe deux manières de sortir du régime de la micro-entreprise :
Le dépassement des seuils : si vous dépassez les seuils de chiffres d’affaires à respecter pour bénéficier du régime micro pendant 2 années de suite, vous basculez automatiquement au régime de l’entreprise individuelle classique.
La renonciation au régime micro : vous pouvez décider vous-même de renoncer au régime micro si vos charges sont plus élevées que l’abattement forfaitaire qui s’applique à votre CA et/ou que vous voulez développer votre entreprise en procédant à des investissements, par exemple. Dans ce cas, vous devez contacter le service des impôts des entreprises (SIE) dont vous dépendez (directement depuis votre messagerie sécurisée, par exemple) pour faire votre demande de changement. Ensuite, une fois que vous avez reçu une validation de la part des impôts, vous devez prévenir l’URSSAF en indiquant votre changement de situation et la date d’effet.
💡 À savoir : si votre changement est rétroactif, vos cotisations sociales seront recalculées.
Vous pouvez effectivement passer au régime micro après avoir été au régime classique de l’entreprise individuelle. Pour cela, il faut évidemment que votre chiffre d’affaires ne dépasse pas les seuils de la micro-entreprise.
Vous devez informer le SIE de votre souhait de modifier votre régime fiscal et social. Le changement est effectif au 1er janvier de l’année suivante si votre demande a été effectuée avant le 30 septembre de l’année en cours.
Une micro-entreprise est une entreprise individuelle (EI) bénéficiant du régime micro-fiscal et micro-social, c’est-à-dire que sa fiscalité et ses cotisations sociales sont simplifiées. Une EI classique est soumise au régime réel.
Vous changez automatiquement de régime en cas de dépassement des seuils de chiffres d’affaires 2 années de suite. Aussi, mieux vaut renoncer au régime micro lorsque vos charges réelles sont supérieures à l’abattement forfaitaire.

Article écrit par Clementine
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